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Quand aller au Sénégal ?

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Expansive view of Kaduna's dry season landscape with sparse trees.
Portrait illustré de Awa Diagne

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Responsable éditoriale — fiches et dossiers · Publié le 20 août 2026 · mis à jour le 7 septembre 2026

Le Sénégal se lit d’abord comme un calendrier : une longue saison sèche, puis un hivernage pluvieux concentré sur quelques mois d’été et de début d’automne. Cette page reprend les douze mois un par un, en quelques lignes chacun, pour vous permettre de situer rapidement une date de départ.

Elle ne classe pas les mois du meilleur au pire : elle décrit ce qui caractérise chacun d’eux, du point de vue du climat, de la fréquentation, de ce qui est ouvert ou fermé.

Si vous ne deviez retenir qu’une chose

Expansive view of Kaduna's dry season landscape with sparse trees.
Photo : LekePOV / Pexels

De novembre à mai, le pays est en saison sèche. De juin à octobre, il est en hivernage, avec des pluies plus fréquentes et une humidité plus forte, décroissantes du sud vers le nord selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie du Sénégal (ANACIM).

Les deux extrémités de l’hivernage, juin et octobre, sont des mois de transition où la situation change vite d’une semaine à l’autre, et où deux séjours à quinze jours d’intervalle peuvent ne rien avoir en commun.

Une conséquence sanitaire suit ce découpage. La transmission du paludisme est saisonnière au Sénégal et culmine pendant et juste après l’hivernage, ce qui a conduit le Programme national de lutte contre le paludisme, rattaché au ministère de la Santé et de l’Action sociale, à concentrer la chimioprévention saisonnière sur cette fenêtre.

Le calendrier climatique est donc aussi un calendrier de prévention. Voir notre page vaccins et prévention pour ce qui relève de la consultation médicale avant départ.

Le calendrier, mois par mois

Janvier

Plein cœur de la saison sèche. L’air est sec, les nuits sont les plus fraîches de l’année sur la côte et dans le nord, et les journées restent dégagées. C’est une période de forte fréquentation : vacances de fin d’année prolongées, retours de la diaspora, hôtels et transports intérieurs plus chargés qu’à l’ordinaire. Tout est ouvert. Réserver à l’avance a du sens, en particulier sur la première quinzaine.

Février

Conditions proches de janvier, avec une fréquentation qui retombe après les fêtes. Le vent d’alizé reste sensible sur le littoral et rend la chaleur moins perceptible qu’à l’intérieur des terres. Les brumes de poussière venues du Sahara peuvent réduire la visibilité plusieurs jours d’affilée, un phénomène que l’ANACIM suit et signale dans ses bulletins. Aucune contrainte particulière sur les déplacements routiers.

Mars

La saison sèche se poursuit, la chaleur commence à monter dans l’intérieur des terres et dans l’est du pays, plus vite que sur la côte. Les journées s’allongent. Peu de contraintes pratiques : routes praticables, sites accessibles, structures d’accueil ouvertes. La fréquentation reste soutenue sans atteindre les niveaux de la période des fêtes.

Avril

Mois sec et de plus en plus chaud, surtout loin de l’océan, où l’écart entre littoral et intérieur devient net. La fréquentation touristique décline à mesure que la haute saison européenne se termine. Certaines structures saisonnières commencent à préparer leur pause annuelle sans être encore fermées ; les tarifs d’hébergement se détendent dans plusieurs zones balnéaires.

Mai

Dernier mois franchement sec sur la majeure partie du pays, mais les premières pluies peuvent déjà toucher la Casamance et le sud-est, l’hivernage progressant du sud vers le nord. La chaleur et l’humidité augmentent ensemble, ce qui change la sensation ressentie plus que le thermomètre. Fin de la haute saison touristique, avec des offres de dernière minute plus fréquentes.

Juin

Mois de bascule. Les pluies s’installent au sud et remontent progressivement vers le centre. Les orages sont ponctuels plutôt que continus, souvent en fin de journée. Une partie des hébergements de la Petite Côte et de Casamance entame sa fermeture saisonnière ; il vaut mieux confirmer l’ouverture directement auprès de l’établissement avant de réserver, plutôt que de se fier à une plateforme.

Juillet

Hivernage installé sur l’essentiel du territoire. Pluies plus régulières, humidité élevée, ciel souvent couvert entre deux averses. Les pistes non revêtues se dégradent, en particulier dans le sud, et certains axes secondaires deviennent difficiles. Fréquentation touristique basse, mais fréquentation locale en hausse avec les vacances scolaires sénégalaises et les déplacements familiaux.

Août

Le mois le plus arrosé de l’année sur l’essentiel du territoire d’après les normales publiées par l’ANACIM. Fortes averses, souvent brèves et violentes, avec un risque d’inondation urbaine dans la région de Dakar et en banlieue, régulièrement documenté par les autorités nationales lors des épisodes les plus marqués. Beaucoup de structures touristiques sont fermées. Nous détaillons ce mois à part dans notre page consacrée à août.

Septembre

Les pluies restent fréquentes, avec une décrue progressive en fin de mois. La végétation est à son maximum et les zones humides sont pleines. C’est aussi la période où la transmission palustre est la plus intense, l’incidence suivant les pluies avec un décalage de quelques semaines, selon les données de surveillance nationales relayées par l’Organisation mondiale de la santé. Rappel valable toute l’année et surtout à cette saison : toute fièvre pendant le séjour ou dans les mois qui suivent le retour impose une consultation le jour même, en signalant le voyage. La reprise des ouvertures hôtelières est encore partielle.

Octobre

Fin de l’hivernage. Les pluies deviennent rares au nord, plus tardives au sud. L’humidité et la chaleur restent perceptibles, parfois davantage qu’en août une fois le ciel dégagé. Les structures rouvrent au fil des semaines, sans calendrier commun. Le risque palustre demeure élevé sur ce mois de sortie de saison des pluies, y compris quand il ne pleut plus.

Novembre

Retour de la saison sèche sur tout le pays. Ciel dégagé, températures en baisse progressive, air moins humide. La quasi-totalité des hébergements et prestataires ont rouvert et les axes routiers se remettent des pluies. Fréquentation encore modérée avant la période des fêtes, ce qui laisse de la latitude sur les réservations.

Décembre

Saison sèche établie et rafraîchissement des nuits, plus marqué dans le nord et la vallée du fleuve. La fréquentation grimpe nettement dans la seconde quinzaine, avec les vacances de fin d’année et les retours familiaux : vols, hébergements et transports intérieurs se remplissent tôt, et les places disponibles se raréfient à mesure qu’on approche des fêtes.

Ce qui compte plus que le mois

Le mois de départ n’est qu’une variable parmi d’autres, et rarement la plus déterminante.

La région. Le Sénégal n’a pas un climat mais un gradient. Le nord et la vallée du fleuve reçoivent nettement moins de pluie que la Casamance, et la côte reste plus tempérée que l’intérieur. Un même mois ne produit pas la même expérience à Saint-Louis et à Ziguinchor.

La durée. Sur une semaine, une période pluvieuse peut monopoliser le séjour. Sur trois semaines, elle se dilue et compte beaucoup moins. Plus le séjour est long, moins le choix du mois est structurant.

Ce que vous venez faire. Observation ornithologique, remontée du fleuve, séjour balnéaire, déplacement professionnel, visite familiale : ces objectifs n’ont pas la même saison optimale, et certains sont indifférents au calendrier. C’est l’entrée que nous traitons dans notre page par activité et par région.

Les dates mobiles. Plusieurs grands rendez-vous religieux et culturels sénégalais suivent le calendrier lunaire ou une programmation annoncée tardivement. Leurs dates se déplacent d’une année sur l’autre. Nous ne les datons pas ici : vérifiez auprès des organisateurs ou des autorités sénégalaises pour l’année qui vous concerne, car ces périodes modifient fortement la disponibilité des transports et des hébergements, bien au-delà des villes concernées.

Pour le reste des repères pratiques, voir le dossier Comprendre et, sur les risques ponctuels, notre suivi sécurité et dangers.

Vérifié le 20 août 2026. Sources : Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie du Sénégal (ANACIM), Programme national de lutte contre le paludisme (ministère de la Santé et de l’Action sociale du Sénégal), Organisation mondiale de la santé. Méthode : comment nous travaillons.

La rédaction

Awa Diagne

Elle suit depuis huit ans les questions de sécurité et de santé du voyage en Afrique de l'Ouest et de l'Est. Elle lit les avis officiels dans le texte plutôt que les résumés qu'on en fait, date chaque vérification, et préfère écrire « on ne sait pas » plutôt qu'un chiffre invérifiable. Elle n'est pas médecin et ne donne jamais de conseil médical.

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